Manque photos et relecture

DESCRIPTION

Grageline, Herbe aux mamelles, Lamproise, Lampsane commune, Lapsane commune, Poule-grasse. Lapsana

• Plante annuelle, glabre ou pubescente inférieurement (très rarement glandulifère), rameuse à rameaux étalés-dressés

• 30 à 80 cm de haut, parfois 1m

• La tige est dressée, ramifiée, très ramifiée dans sa partie supérieure. La tige est creuse, avec une consistance herbacée, à section ronde. Elle a une surface striée, et elle est glabre ou glabrescente (dans sa partie inférieure).

• Sève laiteuse, présence de laticifères

• Les feuilles sont alternes, avec une base simple. Les feuilles sont simples. Celles de la base, en rosette, sont profondément découpées, pétiolées, avec un limbe profondément divisé en lobes arrondis mais dont le lobe terminal est nettement plus grand et tronqué à sa base. Celles de la tige sont entières, lancéolées, pétiolées avec une base en coin (le pétiole est très court). Elles embrassent la tige par leurs bases.

• Autre description globale :

• Caractérisée par des feuilles en rosette à la base, des feuilles médianes lyriformes, alternes le long de la tige et des feuilles supérieures oblongues à lancéolées, dentées. La tige unique. feuilles presque toutes pétiolées, les inférieures lyrées à lobe terminal très grand, denté, tronqué ou cordé à la base, les supérieures lancéolées, atténuées inférieurement. Les feuilles ont un limbe mince, avec un bord faiblement denté et un sommet pointu. Leurs deux faces sont pubescentes

• Floraison : de juin à août

• Inflorescence : racème de capitules

• Les fleurs jaunes, hermaphrodites, sont regroupées en capitule fermés par mauvais temps. Ce qui paraît être une fleur unique est en réalité un amas de fleurs élémentaires, regroupées sur un plateau. Ces capitules forment un petit groupe au sommet des tiges.

• 8 à 15 fleurs ligulées par capitule, protégées par un involucre caliculé glabre, à bractées disposées sur un rang) et rassemblés par 8-12 en un panicule lâche à l’extrémité des rameaux, formant une grappe composée au sommet de la plante

• Dans un capitule, les fleurs sont toutes ligulées. Capitules petites sur des pédoncules grêles et nus en panicule lâche assez grande

• L’involucre (partie qui entoure la base des fleurs) est ovoïde, formé de bractées disposées sur deux rangs. Des bractées plus petites forment un calicule à la base de l’involucre. Les bractées de l’involucre lui-même restent appliquées contre les achaines à maturité. Elles sont glabres, allongées avec une extrémité pointue. involucre ovoïde, glabre, calicule

• Les akènes sont allongés, à section ronde, avec une surface côtelée et un sommet tronqué. Ils sont glabres. Ils sont dépourvus de soies (aigrettes). Ils sont luisants

• Les fruits sont des akènes longs de 4 à 12 mm, démunis de pappus, ce qui est assez rare chez les Asteracées

• Pollinisation : entomogame, autogame

• Dissémination : barochore (gravité)

• La racine est pivotante avec des racines secondaires

Plante rudérale ubiquiste d’une large gamme d’habitats, elle est originaire des régions tempérées d’Europe et d’Asie occidentale. On la trouve dans toute la France, corse incluse.

• Europe : des îles Britanniques à la Russie et du sud de la Scandinavie au Portugal et à la Grèce,

• Asie : de la Turquie à l’Iran et de la région du Caucase jusqu’à la Sibérie.

Elle s’est naturalisée dans les Amériques.

Cette thérophyte se rencontre principalement sur terres retournées, en bordure des chemins, sur les talus, dans les bois clairs, les friches, dans les haies des bocages, dans les vignes, les vergers, dans les cultures de maraîchage et dans les jardins. Souvent près des habitations et des villages

principalement en plaine, mais peut se trouver jusqu’à 1 800 m d’altitude.

• Elle indique des sols riches en bases, un engorgement des sols en matière organique végétale archaïque, une carence en matière organique animale et en azote. Sa présence indique une évolution vers la forêt

RISQUE DE CONFUSION

Aucun

COMESTIBILITÉ

• Elle a un goût âpre rappelant la chicorée ou le choux

• Fleurs et boutons: les fleurs jaunes sont décoratives, mais les boutons et les capitules à peine éclos se mangent aussi dans les salades

• Les feuilles, jusqu en Juin, tendres et hachées se mangent en salade, en soupe ou cuites à l eau. On les incorporé aux quiches, omelettes et herbes en mélange

• Les pousses et jeunes pointes sont un délicat légume tige qu on mange aussi en salade

• Le nom de poule grasse qui lui est parfois donné rappelle que cette plante était autrefois donnée aux volailles

• Présence de composés phénoliques proches de ceux rencontrés chez le pissenlit. L amertume est due à des lactones sesquiterpéniques. Elle contient des minéraux, des mucilages, des substances amères et de l inuline dans les racines

• Des travaux menés entre 1997 et 1999 ont permis l’identification dans cette plante de plus de 40 constituants chimiques de natures lipidiques, terpéniques et polyphénoliques[8]. Parmi eux, les constituants polyphénoliques trouvés dans la lampsane sont tout à fait similaires à ceux d’autres Astéracées proches au plan taxinomique (Pissenlit, Chondrilla…). En ce qui concerne les lactones sesquiterpéniques glucosylées isolées du latex de la lampsane commune, si leurs structures sont voisines de celles rencontrées dans d’autres Astéracées (Laitue, Endive, Ixéris, Crépis…), trois d’entre elles n’avaient néanmoins jamais été identifiées jusqu’en 1999 dans une autre plante. Ces lactones sont en parties responsables de l’amertume et de la saveur typique des salades de laitues, scarole, pissenlit… et de lampsane[9].

• La connaissance de la composition chimique de la lampsane commune a permis d’argumenter l’innocuité de cette plante parfois consommée à l’état jeune. En effet, parmi l’ensemble des constituants détectés dans celle-ci, aucun ne présente un caractère toxique. Cette plante ne contient pas d’alcaloïdes, ni de lactones sesquiterpéniques libres, ni d’hydrocarbures poly-insaturés volatils.

USAGES MÉDICINAUX

• Le latex des tiges, les salades de feuilles crues et les cataplasmes ont un effet apaisant sur la peau et les muqueuses. Le latex est vulnéraire et on soigne les plaies avec les fleurs macérées dans l huile • L extrait de toute la plante est hypoglycémiant • En infusion contre les ganglions gonflés et la constipation •